Premier soir d'une série de 2 concerts au Bataclan pour James Murphy venant présenter son nouvel album 'This is happening' dont la sortie est prévue le 17 mai.
Après 30 minutes de grotesques pitreries chorégraphiques de Yacht, duo signé sur DFA records, l'appréhension me gagne. Et si LCD Soundsystem n'était également qu'une hype? La réponse ne tarde pas à arriver.
20h45, les lumières s'éteignent et 'us v them' transforme la salle parisienne en un véritable dancefloor. Murphy parfaitement décontracté tombe très vite la chemise blanche pour garder un t-shirt bien plus adapté à la bouillante performance dont il va nous régaler. Il enchaine avec le nouveau single 'drunk girls' et son tempo imparable. Le public est déjà conquis et pourtant la machine vient à peine de démarrer. Replongée dans 'sound of silver' pour un 'get innocuous' de grande tenue, avant de nous gratifier d'un 'y'r city is a sucker' datant des débuts de LCD Soundsystem, les 7 acteurs s'en donnent à coeur joie sur scène. 'I can change' et 'pow pow' seront les deux seules autres nouveautés de ce concert enflammé. 'Daft punk is playing at my house' constitue un des musts de ce show. Les 2 guitares et la basse mélées à la batterie et à la seconde percution donnent une envie irrésistible de danser. Un percutant 'Tribulations' et un 'Yeah' de tout feu, la machine LCD ne rendra rendra les armes qu'au bout d'une heure et quart de pure folie.
Deux ou trois minutes de répis avant un encore de trois morceaux dont le très attendu 'losing my edge'. 'NY I love you' vient somptueusement éteindre la fête. Les lumières se rallument, restent les souvenirs et une chemise trempée pour attester d'une soirée hors du commun.
Setlist :
Us v them
Drunk girls
Get innocuous
Y'r city is a sucker
Pow pow
Daft Punk is playing at my house
All my friends
I can change
Tribulations
Movement
Yeah
-------------------
Someone great
Losing my edge
NY I love you
dimanche 9 mai 2010
samedi 8 mai 2010
The National - 07/05/2010 - Paris, Zenith
C'est relativement inquiet que je me rendais hier soir au Zenith pour assister à un baptème de feu : mon premier concert de The National. Plusieurs fois manqués par le passé, dont une interview avortée par une énième grève SNCF, ma crainte d'un dépucelage déplaisant dans cette salle sans âme allait heureusement être vite dissipée.
A 20h, Matt Berninger et sa troupe se lancent dans l'arène pour un 'Mistaken for strangers' un tantinet ralenti, mais tout de même bien magique. Certes le son des cuivres est quasi inaudible, mais c'est le prix à payer une fois encore dans cette salle maudite. Le groupe distille ensuite quelques titres de leur imminent nouvel album : 'Anyone's ghost', le single 'bloddbuzz Ohio' et surtout l'excellent 'Afraid of everyone'. Je suis très vite stupéfait par le côté autiste du leader de The National. Des mouvements de mains perdus, le dos courbé vers la batterie, la manière aussi de marmonner voire de hurler hors micro, si l'alcool a sérieusement du imbiber l'américain, il semble évident que certains fantômes le hantent en permanence.
S'ensuit un retour vers 'boxer' avec le divin 'slow show' au son de guitare si proche du 'how soon is now?' des Smiths, puis 'squalor Victoria' qui trouve joliment sa place dans ce set avant une replongée dans les titres de 'high violet'. La découverte du majestueux 'England' me prédispose à d'inévitables frissons dès les premières notes de 'fake empire'. The National se lance ensuite dans un 'mr November' d'anthologie, où Matt B. descend de scène et s'invite jusqu'au milieu du public, suivi par un backliner qui assure davantage le retour micro que la sécurité du monsieur.
Enfin, la touche finale du concert est pour 'terrible love', et sa batterie si proche de 'brainy' (malheureusent pas jouée ce soir).
Pas de rappel, mais une heure de concert pour ces very special guests de Pavement, je ne peux pas faire la fine bouche. D'autant plus que l'expérience d'hier soir fut plus que convaincante, malgré le gargantuesque endroit. D'ailleurs l'idée de me rendre à la prochaine édition de la route du rock à Saint Malo germe déjà dans mon esprit, c'est dire.
Setlist:
Mistaken for strangers
Anyone's ghost
Bloodbuzz Ohio
Afraid of everyone
Slow show
Squalor Victoria
Little faith
Coversation 16
Apartment story
England
Fake empire
Mr november
Terrible love
A 20h, Matt Berninger et sa troupe se lancent dans l'arène pour un 'Mistaken for strangers' un tantinet ralenti, mais tout de même bien magique. Certes le son des cuivres est quasi inaudible, mais c'est le prix à payer une fois encore dans cette salle maudite. Le groupe distille ensuite quelques titres de leur imminent nouvel album : 'Anyone's ghost', le single 'bloddbuzz Ohio' et surtout l'excellent 'Afraid of everyone'. Je suis très vite stupéfait par le côté autiste du leader de The National. Des mouvements de mains perdus, le dos courbé vers la batterie, la manière aussi de marmonner voire de hurler hors micro, si l'alcool a sérieusement du imbiber l'américain, il semble évident que certains fantômes le hantent en permanence.
S'ensuit un retour vers 'boxer' avec le divin 'slow show' au son de guitare si proche du 'how soon is now?' des Smiths, puis 'squalor Victoria' qui trouve joliment sa place dans ce set avant une replongée dans les titres de 'high violet'. La découverte du majestueux 'England' me prédispose à d'inévitables frissons dès les premières notes de 'fake empire'. The National se lance ensuite dans un 'mr November' d'anthologie, où Matt B. descend de scène et s'invite jusqu'au milieu du public, suivi par un backliner qui assure davantage le retour micro que la sécurité du monsieur.
Enfin, la touche finale du concert est pour 'terrible love', et sa batterie si proche de 'brainy' (malheureusent pas jouée ce soir).
Pas de rappel, mais une heure de concert pour ces very special guests de Pavement, je ne peux pas faire la fine bouche. D'autant plus que l'expérience d'hier soir fut plus que convaincante, malgré le gargantuesque endroit. D'ailleurs l'idée de me rendre à la prochaine édition de la route du rock à Saint Malo germe déjà dans mon esprit, c'est dire.
Setlist:
Mistaken for strangers
Anyone's ghost
Bloodbuzz Ohio
Afraid of everyone
Slow show
Squalor Victoria
Little faith
Coversation 16
Apartment story
England
Fake empire
Mr november
Terrible love
jeudi 6 mai 2010
Errors - Come down with me (2010) (cd)

Issu du label fondé par leurs compatriotes Mogwai, les écossais de Errors livrent deux ans après leur coup d'essai un nouvel album 'Come down with me'. Entièrement instrumental, cet disque est pourtant musicalement assez éloigné du post rock de leurs ainés. Moins compliqué structurellement, jouant sur des sonorités plus électroniques et sur des tempos plus joyeux, la jeunesse des 4 Errors est pourtant déjà remplie d'une immense maturité. L'ouverture se fait avec 'bridge or cloud?'. Un morceau riche en tout point: Mélodie, instruments, changements de rythmes, la facilité semble de mise sur cet album. 'A rumour in Africa' fait certainement palir d'envie le label Kitsuné devant ces boucles rythmiques fécondées par une guitare merveilleusement groovy, le tout cajolé par des claviers sensuellement exploités. 'Supertribe' enfonce d'ailleurs le clou avec son électronique aisée et irresistible. Mais Errors ont bien plus d'une corde à leur arc, et le spectre de Slint fait son apparition sur 'antipode'. Jonglant également avec une electronica digne du label berlinois Morr Music sur 'the erskine bridge', le quatuor ne lasse sur aucun titre de ce petit bijou. Neu n'est pas non plus renié sur les plages 'sorry about the mess' ou 'the black tent'. 'Beards', le morceau final à la basse merveilleusement grave, se termine dans un déluge de guitares dans une cadence frôlant parfois la décadence.
Ce disque gagne en intensité au bout de plusieurs écoutes, même si dès sa découverte il m'a paru instantanément brillant.
Syntax Errors? Je dirai plutôt le compte est bon.
mercredi 5 mai 2010
Death In Vegas - The Contino Sessions (1999) (cd)

Deux ans après un premier effort baptisé 'dead Elvis', Richard Fearless et Tim Holmes réinvestissent le monde de la musique avec ce que l'on peut comparer à un chef d'oeuvre du psychédelisme. 'The Contino sessions', le second opus de Death In Vegas est une petite bombe musicale qui a marqué le début des années 2000. Tout démarre avec ce son de guitare légerement distordu sur lequel vient se poser trois entétants la la la fredonnés par Dot Allison, annonciateurs d'une hypnotisante tornade électro-guitaresque de près de 6 minutes : 'Dirge'. Le décor est planté.
Bobby Gillespie, leader de Primal Scream, fait alors son entrée pour un rituel vaudou des plus malsains. 'Soul auctioneer' sent le souffre, la luxure et la perte de l'âme. 'Death threat' continue dans cette mouvance endiablée : des larsens de guitares mêlangés à une electronique sulfureuse. Décidemment le climat est sacrément dangereux dans l'univers de ce duo.
Iggy Pop s'amuse ensuite d'une voix sombre et froide à terroriser une jeune fille avant d'en finir avec elle. L'electrique 'Aisha' teinté de grognements et au final à bases d'orgues infernaux constitue un epoustoufflant single.
Jim Reid de the Jesus and Mary Chain apparait également dans la pénombre de 'broken little sister'. Une orgie de guitares mariées à une basse glaciale enfantent un des morceaux les plus extrèmes de cet album. Quatre autres instrumentaux enchanteurs sont également présents sur ce disque riche en références musicales.
C'est d'ailleurs un dernier instrumental 'Neptune city' qui vient clôre ce remarquable album tout droit sorti des enfers.
Malgré quelques titres parfois excellents, jamais les deux bidouilleurs londoniens ne réussiront à sortir un album aussi abouti par la suite.
Un disque merveilleusement addictif à posséder absolument dans toute discothèque qui se respecte!
mardi 4 mai 2010
Tindersticks - Paris, Bataclan (03/05/2010)
De retour à Paris dans un Bataclan plein comme un oeuf, la bande à Stuart Staples prend possession de la scène un peu avant 21h. Les 7 membres du groupe culte, entament leur set avec 'falling down a mountain' la plage qui ouvre et qui donne son titre à leur dernier album. Elégants, posés, charismatiques, les Tindersticks dans un feu de lumières vertes, bleues ou roses tentent de nous enivrer avec un 'Marbles' au demeurant magnifique, un 'Bathtime' impeccablement calibré, et pourtant comme dans un plat sans épices, la magie n'opére pas.....encore.
L'inutile instrumental 'Hubbards hills' m'inquiète même au plus haut point. Cependant mes craintes s'avèrent infondées et le très beau 'Peanuts' permet enfin au groupe de se lancer dans un incontestable sans faute. Le très calexicoen 'She rode me' me rappelle, malgré une noirceur parfois trop blanche, que certaines pépites sont bien présentes sur leur dernier opus. 'tyed' et ses crissements électriques m'hypnotise. 'black smoke', single peu entrainant, prend enfin chair sur scène. La berceuse 'factory girls' et le toujours merveilleux 'a night in' me font frisonner intensemment.
Même si Stuart Staples est toujours aussi dithyrambique, le public est conquis. S'enchaineront deux rappels. Le premier de deux titres dont un divin 'Can we start again', puis en ultime retour 'All this love', non présent sur la setlist et choisi par Stuart à l'issue du premier encore.
Cette fois le rideau tombe pour de bon, pas de troisième come back, même si celui-ci n'aurait pas été de trop.
Un concert un peu gâché par un début somme toute éteint, mais qui s'est illuminé de mille feux à mi parcours.
Setlist :
falling down a mountain
keep you beautiful
sometimes it hurts
marbles
bathtime
Marseilles sunshine
hubbards hills
peanuts
she rode me
the otherside of the world
tyed
black smoke
factory girls
a night in
harmony around my table
-----------------
can we start again?
no man in the world
-----------------
all this love
L'inutile instrumental 'Hubbards hills' m'inquiète même au plus haut point. Cependant mes craintes s'avèrent infondées et le très beau 'Peanuts' permet enfin au groupe de se lancer dans un incontestable sans faute. Le très calexicoen 'She rode me' me rappelle, malgré une noirceur parfois trop blanche, que certaines pépites sont bien présentes sur leur dernier opus. 'tyed' et ses crissements électriques m'hypnotise. 'black smoke', single peu entrainant, prend enfin chair sur scène. La berceuse 'factory girls' et le toujours merveilleux 'a night in' me font frisonner intensemment.
Même si Stuart Staples est toujours aussi dithyrambique, le public est conquis. S'enchaineront deux rappels. Le premier de deux titres dont un divin 'Can we start again', puis en ultime retour 'All this love', non présent sur la setlist et choisi par Stuart à l'issue du premier encore.
Cette fois le rideau tombe pour de bon, pas de troisième come back, même si celui-ci n'aurait pas été de trop.
Un concert un peu gâché par un début somme toute éteint, mais qui s'est illuminé de mille feux à mi parcours.
Setlist :
falling down a mountain
keep you beautiful
sometimes it hurts
marbles
bathtime
Marseilles sunshine
hubbards hills
peanuts
she rode me
the otherside of the world
tyed
black smoke
factory girls
a night in
harmony around my table
-----------------
can we start again?
no man in the world
-----------------
all this love
dimanche 2 mai 2010
The Big Pink - Tonight (7") (2010)

2009 fut l'année du succès pour les londoniens de The Big Pink. Leur premier album 'a brief history of love', sorti par le label 4AD en septembre dernier, fut relativement encensé par la presse musicale. De plus, leur single 'dominos' leur permit de raffler la mise sous la forme d'un véritable tube.
Croisement entre les Jesus and Mary Chain et Garbage, avec une toute petite pointe de Massive Attack, ce groupe sort un dernier extrait de leur premier effort discographique : 'tonight'. Uniquement disponible en 45t, ce morceau est un parfait exemple des limites (déjà?) atteintes par le duo. En effet, au delà du choix plus que douteux de sortir le titre le plus faible du disque, aucun soin n'est apporté dans l'aspect visuel de l'objet. Jusque ici, les 45t de The Big Pink bénéficiaient d'une présentation typiquement 4adienne avec des réalisations de Chris Bigg ou de Vaughan Oliver. Cependant ici, le vinyl est glissé dans une feuille rose de format A3 pliée en six, avec un 'tonight' doré placardé en plein milieu. Faute de goût musicale multipliée par un égarement de présentation, que reste t-il pour sauver ce disque? Une face B? Hé bien oui ! Avec un choix préalablement des plus douteux, le cover de 'sweet dreams' (de Beyoncé, et non d'Eurythmics) est une complète réussite. Demystifiant parfaitement l'electro r&b du titre de l'américaine, The Big Pink réussissent leur reprise haut la main. Leur version minimaliste sauve ce single du naufrage et suffit à justifier l'achat de celui-ci.
samedi 1 mai 2010
Wovenhand - The threshingfloor (promo cd) (2010)

David Eugene Edwards est de retour avec son Wovenhand. Deux ans après 'Ten stones', l'ex-sixteen horsepower, plus religieux que jamais, reprend sa quête et délivre 'The threshingfloor'. Toujours dans une demarche de rémission, l'américain prêche inlassablement des versets où la possession et la recherche du pardon sont omniprésents. Les sonorités se font parfois orientales comme sur 'a holy measure', 'the threshingfloor' ou 'terre haute'. Les incantations et les bénédictions de 'Raise her hands' nous entrainent pour une longue marche sur cette une route infinie qui nous semble nous conduire vers la terre sacrée ou vers l'enfer..... Car cette fois encore, le visage implacablement fermé du bonhomme n'est pas à la fête. Sa voix est toujours aussi habitée et perpétuellement sous tension tout au long du disque. David Eugene Edwards va jusqu'à se payer le luxe de revoir et corriger 'truth' de New Order, véritable joyau de ce nouvel opus !
Curieusement le pelerinage se termine ici à 'Denver city' dans une ambiance country qui dénote un peu avec la structure globale de ce huitième album. Il y est toutefois question de 'you're not the spirit', histoire de rester tout de même cohérent dans ce qui peut au premier abord nous paraitre absurde.....
Un disque qui équivaut une fois encore à un pelerinage dont il est impossible de sortir indemne.
Cette future livraison (l'album ne sortira que le 31 mai) apporte une pierre supplémentaire à l'édifice magistral de cet artiste tout simplement immense.
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